Discours à la Seyne sur Mer de Thierry Marchal Beck
Mes chers amis,
Avant de commencer, je souhaite remercier Théo, Maxime, Jessica et la fédération des Jeunes Socialistes du Var pour l’organisation de cette réunion publique. Merci également à la fédération du PS du Var et à Mireille Peirano, pour leur invitation.
Nous y sommes. Le moment du choix arrive, l’instant du changement arrive et cela ne tient qu’à nous.
Nous y sommes préparés, nous nous y sommes attelés depuis 3 ans et il ne nous reste que 3 heures. 3 heures pour envoyer le dernier mail, le dernier sms, coller la dernière affiche et convaincre son dernier ami hésitant.
Nous savons que trop bien à quel point une victoire de la gauche est toujours gagnée de haute lutte, arrachée à la droite qui considère que l’exercice du pouvoir lui est un droit acquis et que l’Etat lui appartient.
Ne lâchez rien, ne baissez pas la garde, ne tremblez pas au moment du vote, faites le choix du changement, celui qui permet de faire gagner la gauche, celui qui permet de changer dans le réel le sort des ouvriers, des salariés, des étudiants, des retraités dans notre pays.
Je sais que trop bien le mal que la droite a fait à la France, aux hommes et aux femmes qui composent la Nation et aux valeurs républicaines qui font la grandeur de notre pays.
Je pense à tous ceux que je rencontre à la sortie de nos lycées, sur nos campus, dans les cages d’escaliers en porte-à-porte, ils ont 18, 19, 20 ans et ils n’ont connu que la droite au pouvoir. Je pense à tous ceux que j’ai rencontré ici même, dans le Var, dans les quartiers de Toulon, devant les lycées de la Seyne-sur-Mer.
La droite a fait du mal, terriblement du mal à notre pays.
Elle a détricoté ce qui faisait que nous étions une Nation à nul autre pareil avec la laïcité comme garant du vivre ensemble, et des services publics comme patrimoine de ceux qui n’en avaient pas.
Après 10 ans de pouvoir la droite Sarkozyste est à nu. Elle ne sa cache plus, n’essaye plus de se draper dans le manteau de respectabilité que pouvait lui apporter dans le passé le gaullisme.
C’est une droite qui invoque la laïcité pour faire mal à l’Islam mais qui s’en moque pour revendiquer l’héritage chrétien de la France ou la supériorité du prêtre sur l’instituteur.
C’est une droite qui différencie les français en fonction d’où ils viennent, d’où ils sont nés ou leurs grands-parents sont nés, et qui après plusieurs générations s’interrogent sur l’identité de ses propres citoyens comme si certains, générations après générations, devaient perpétuellement apporter des brevets de « francités ».
A 48h du choix je n’oublie rien de ces 10 dernières années. Je n’oublie pas le mouton dans la baignoire du candidat Sarkozy, les auvergnats qui posent problème d’Hortefeux, les musulmans d’apparence du président sortant, et le pseudo débat sur l’identité nationale si cher à Monsieur Guéant et à ses amis de la droite populaire.
Tout cela laisse des traces. 10 ans d’attaques contre les principes de la République et les valeurs de la France cela ne laisse pas indemne une génération.
Comment s’étonner alors, que Marine Le Pen soit si haute dans les intentions de vote chez les jeunes ? L’espace public a été saturé depuis 10 ans par les idées du Front National. Voilà la réalité.
Voilà la vérité, la droite cultivera toujours la peur, elle fera tout pour voir le vote Front National augmenter, car elle sait que si les jeunes, les ouvriers, les salariés, les retraités aux faibles pensions, les précaires votent en pensant au chômage, au pouvoir d’achat et bien ils iront naturellement voter à gauche.
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La gauche aujourd’hui une nouvelle fois dans l’histoire de notre République, est devant une responsabilité fondamentale pas celle de défendre uniquement ses valeurs, nos idéaux mais la République elle même.
La République elle n’en a que faire de votre religion.
La République elle n’en a que faire de ce que vous mangez. La République elle doit faire respecter le principe de laïcité, qui veut qu’aucune religion n’interfère dans le débat politique, dans l’école, mais aussi qui s’assure que le politique n’interfère pas dans la façon dont s’organise les religions.
La République elle ne reconnaît pas des croyants ou des non croyants, elle ne reconnaît que des citoyens.
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Je suis venu, pour adresser à travers vous un message à ma génération, à tous ceux qui doutent, qui désespèrent et qui sont en colère. Je suis venu particulièrement dans le Var, car je sais que quand les jeunes s’appauvrissent, que nos valeurs ont été mises à mal, que la perte de repère règne les raisonnements faciles peuvent prendre le dessus.
Vous avez raison d’être en colère, vous avez raison de ne pas croire sur parole les politiques alors que rien n’a été fait pour vous depuis dix et que tant a été fait contre vous.
Vous avez raison, car vous êtes en première ligne dans notre pays. En première ligne face au chômage,
en première ligne face aux contrats précaires,
en première ligne face à la cherté des loyers, la cherté de la santé, la cherté pour se chauffer.
Bref, plus que d’autres, nous sommes la génération de la précarité.
Plus que d’autres nous subissons la faiblesse des salaires, la désindustrialisation, le chômage de masse.
Sauf que si la colère est légitime, si l’indignation est légitime, si nous avons besoin d’une rupture avec 10 ans de politique néolibérale, libre-échangiste et de démantèlement de notre système de sécurité sociale, je vous le dis comme je le pense ne vous faites pas abuser.
Ne vous faites pas abuser par le Front National qui n’est qu’un rabattoir de voix pour Nicolas Sarkozy au deuxième tour.
Jeunes de France, regardez le véritable visage du Front National et vous verrez que rien ne vous convient. Il y a t-il un jeune qui est favorable au déremboursement de l’IVG ? Y-a-t-il un jeune qui est favorable à la suppression des allocations familiales ? Y-a-t-il un jeune qui est contre le mariage pour tous ?
C’est cela le véritable visage du Front National : toujours là pour stigmatiser les étrangers, jamais là pour défendre les ouvriers.
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La force de la gauche, la force de François Hollande dans cette élection c’est d’avoir refusé de se faire enfermer dans les faux sujets, et de parler uniquement de ce qui intéresse les français : l’emploi, l’éducation, le logement, la santé et comment faire face à cette crise.
Alors, nous la gauche nous devons répondre à cette crise.
Nous ne pouvons faire que le triste constat de la démocratie qui recule quand la crise progresse. Les politiques capitulent devant la crise car ils sont plus enclins à faire perdurer le système qui nous a conduit au désastre qu’à le transformer pour le dépasser.
Je n’ignore pas que la droite française et allemande n’aient eu aucun problème avec l’arrivée de l’extrême droite au gouvernement grec quand le Premier Ministre évoquait la possibilité de faire un référendum.
Je n’ignore pas que la droite française et allemande n’ont aucun problème à ce que le vice-président du parti populaire européen, premier ministre hongrois, soit fasciste.
Je n’ignore pas que la droite française et allemande saluent, dans le même élan que les marchés financiers, la prise de pouvoir des gouvernements dits « techniques », c’est à dire avec des dirigeants issus de Goldman and Sachs qui prennent le contrôle des pays pour utiliser la crise comme justificatif à la finalisation de leur projet néolibéral.
Pour eux cette crise, qui en 2008 avait failli annoncer le retour de l’Etat, du keynésianisme. On a posé la question d’une nouvelle distribution des richesses. Et bien ils ont réussi à la retourner pour en faire une opportunité pour parachever leur œuvre de détricotage de l’Etat social.
La Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal sont pour eux des laboratoires : privatisations, baisse des salaires, privatisation de la sécurité sociale, des régîmes de retraites, abandon du CDI c’est cela leur agenda.
N’oubliez jamais quel avait été l’argument massue de Sarkozy pour la réforme des retraites c’était le maintien du triple A. On a eu l’allongement de la durée de cotisation et on a eu la perte du triple A, cela doit être cela le double effet kiss cool à l’UMP.
Voilà pourquoi François Hollande insiste tellement sur l’impératif de réorientation de la politique européenne, sur la renégociation du traité, sur le rôle de la BCE, sur l’importance des eurobonds.
François Hollande sait parfaitement que notre génération regarde avec un regard inquiet le sort de nos camarades Grecs, Espagnols, Portugais. Il sait que nous savons que notre pays a vu le nombre de chômeur augmenter d’un million en cinq ans et la dette exploser de 650 milliards et que, malgré l’esbroufe du Président sortant les jeunes de ce pays savent que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Nous ne voulons pas d’un sort à la Grecque, et nous savons peut-être plus que nos ainés, que notre sort est interdépendant avec celui des jeunes allemands, espagnols, Grec, Norvégien, Autrichien.
C’est ensemble, collectivement, avec une union des peuples européens que nous pourrons relever le défis de lutter contre le chômage, de renforcer notre système de protection sociale et faire face au dérèglement climatique. Et clairement pour atteindre ce but nous avons besoin d’une rupture.
Une rupture avec une Union Européenne intrinsèquement néolibérale.
Une rupture avec une Union Européenne qui veut constitutionaliser l’austérité.
Une rupture avec une Union Européenne qui met tout en œuvre pour privatiser, privatiser et encore privatiser afin que plus rien n’échappe à la logique folle des marchés mais qui ne met rien en œuvre pour protéger les salariés.
A quoi sert l’Union Européenne, si elle est une régression démocratique et le bélier des libéraux dans notre modèle social ?
A nous de mener avec François Hollande la rupture démocratique et sociale que les citoyens européens attendent depuis si longtemps.
Une Europe démocratique c’est celle qui permet de mener des politiques de droite comme de gauche et qui refuse toute forme de constitutionalisme économique pour imposer l’austérité et la récession.
Oui la BCE doit pouvoir prêter directement aux Etats. Oui le parlement européen doit pouvoir lever l’impôt avec une taxation sur les transactions financières. Oui il faut construire immédiatement une Europe sociale, celle qui permet de mettre en place un SMIC européen, une directive reconnaissante et protectrice des services publics, un serpent fiscal sur l’impôt sur les sociétés pour mettre fin à la concurrence fiscale que nous connaissons.
Oui il faut construire immédiatement une véritable Europe écologique pour développer une politique énergétique commune et financée par la BCE.
Mes amis, j’ai l’intime conviction que François Hollande est l’homme qui a le courage, la force, l’abnégation pour mener cette tâche. Inlassablement dans cette campagne il a répété que la démocratie était plus forte que le marché, les hommes plus important que la Finance.
D’abord moqué, ensuite décrié, montré du doigt, alors que tous les conservateurs européens lui sont tombés dessus, et ils sont nombreux, il a gardé la tête haute, l’esprit clair, et n’a rien cédé, n’a rien lâché. ET aujourd’hui c’est à nous peuple de France, citoyens qui avons le cœur qui bat à gauche de répondre présent à ses appels afin de lui donner la force et la légitimité que tous les progressistes en Europe attendent.
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Ralliez-vous, ralliez-vous, déplacez-vous pour soutenir François Hollande. C’est celui qui nous a appelé à reprendre goût au rêve français, qui veut que chaque génération ait un droit à l’avenir : la garantie de vivre mieux que la génération qui lui précède.
Quelle force de notre candidat d’avoir affirmer alors que la fatalité règne qu’il fera tout pour que la jeunesse vive mieux en 2017 qu’en 2012.
François Hollande a bien compris que l’on ne s’adressait pas à la jeunesse de France avec quelques mesures catégorielles, comme si les jeunes étaient un électorat à acheter. Nous savons trop bien ce que sont les prétendus mesures jeunes. Elles ont toujours eu un goût âpre : le SMIC jeune de Balladur, c’est le CPE de l’UMP, la baisse de 35% du SMIC pour les jeunes en Grèce validé par Merkel et Sarkozy.
Ce que propose François Hollande aux jeunes ce sont les mêmes droits qu’à tous les autres citoyens, pas plus, mais assurément pas moins.
Ce que propose François Hollande ce sont de nouveaux droits pour tous mais particulièrement bénéfiques aux jeunes générations.
Quand on propose d’encadrer les loyers, c’est bénéfique à tout les locataires, mais aux jeunes en particuliers car c’est ma génération la première victime de la spéculation immobilière.
Quand on propose d’augmenter les cotisations chômage sur les emplois précaires, les CDD, les jobs en intérim c’est bénéfique à tous les salariés qu’ils aient 25, 45, 55 ans, mais aux jeunes en premier lieu et encore plus aux jeunes femmes.
Quand on propose de faire respecter la loi, qui fait qu’il doit y avoir un centre IVG dans chaque hôpital c’est bénéfique à toutes les femmes mais avant tout à celles qui ont moins de 30 ans. Ma génération elle est impatiente d’avoir un président féministe. Elle n’en peut plus d’avoir à l’Elysée celui qui a supprimé 150 centres IVG, celui qui n’a rien fait contre les inégalités salariales, celui qui a mené une guerre aux femmes avec sa réforme des retraites, celui qui a nommé Boutin – cette catholique intégriste – au gouvernement alors qu’elle participe aux prières dans la rue des opposants au droit à l’avortement. Vivement le 6 mai et la nomination qui suivra d’un ministre aux droits des femmes.
Nous répondrons à cet appel de François Hollande de prendre toute notre part au redressement de notre pays.
Nous voulons créer, innover, inventer la France de demain. Nous avons été présentés comme un problème depuis 10 ans, nous allons prouver que nous sommes en grande partie la solution.
Nous serons la génération de la réindustrialisation de la France.
Réindustrialiser la France c’est un impératif. Un impératif social, un impératif économique et un impératif écologique.
Je souhaite commencer par ce dernier, l’impératif écologique. Je crois que dans cette campagne, s’il y a bien une dimension qui est oubliée par les médias, alors que si vous êtes attentif vous verrez que François Hollande en parle systématiquement : C’est celui de la transition énergétique, de la lutte contre le dérèglement climatique, la préservation de la biodiversité et de toutes les actions qui sont à engager pour préserver notre santé qui est mise à mal par notre système productive et consumériste.
Je suis écologiste car je suis socialiste. Je fais partie de cette génération qui ne comprend pas comment on peut continuer à aller de l’avant avec le tout pétrole qui plombe le budget des ménages alors que l’on sait qu’il est quasi certain que le litre d’essence coutera 2 euros dans les 5 ans qui viennent.
Je suis écologiste car je suis socialiste et que dans ma région de naissance la Lorraine, où celle de mes études où je continue à militer le Nord-Pas-de-Calais, on sait que trop bien le poids des maladies industrielles sur les ouvriers du fait de l’amiante, des colorants, des pesticides, des produits chimiques.
Et j’ai profondément conscience comme tant de personnes de ma génération que l’une des raisons qui poussent aux délocalisations ce n’est pas tant le coût du travail que l’absence de normes sociales et surtout environnementale. Les capitalistes préféreront toujours mettre leurs entreprises là où les scandales environnementaux feront le moins de bruit.
Et puis le dérèglement climatique, ce n’est pas pour dans 100 ans, c’est aujourd’hui, c’est dans les dix ans que tout se joue, c’est à dire dans les deux prochains quinquennats.
Alors, je tiens à dire clairement à tout les ayatollahs du libre échange que ce sont à eux de nous dire comment ils font pour faire face au dérèglement climatique en produisant la moitié d’une voiture sur un continent et l’autre moitié sur un autre.
C’est à eux de nous dire comment on fait pour faire baisser les émissions de gaz à effets de serres quand ce sont les produits les moins chers c’est à dire ceux qui sont produits dans les pays sans aucunes normes environnementales et sans salaires minimums qui se retrouvent dans nos magasins à concurrencer des produits européens à bien plus faibles teneurs en carbones mais plus onéreux.
Réindustrialiser la France c’est aussi permettre le développement de nos entreprises.
Cela passe par une nouvelle fiscalité, avec la modulation de l’impôt sur les sociétés car il est anormal qu’une entreprise de 30 salariés paye plus de 30% d’Impôt sur les Sociétés alors qu’une entreprise du Cac 40 en paye moins de 9%.
Réindustrialiser la France c’est aussi positionner la France dans les secteurs d’avenirs là où on a pris un retard considérable.
Parlons du photovoltaïque, il y a deux ans, après un véritable boom, nous avions 22 000 salariés qui travaillaient dans le secteur, on était loin des 120 000 en Allemagne mais en véritable progrès. Sauf que le gouvernement a instauré un moratoire, a été incapable de définir le cadre réglementaire et fiscal et aujourd’hui il ne reste plus que 7000 emplois dans cette filière. Voilà comment on réussit à tuer une filière, 14 000 postes supprimés en deux ans !
J’en parle ici, dans Le VAR, car plus qu’ailleurs en France vous savez que votre taux d’ensoleillement n’est pas vraiment identique à celui de la Bavière. Et qu’ici comme ailleurs on tirerait les bénéfices d’une industrie et des emplois dans le bâtiment qui seraient non délocalisables, qui garantiraient l’indépendance énergétique de La France et qui réduirait en moins de 5 ans la facture énergétique des ménages. Tout ce qu’il y a à faire c’est de définir un cadre fiscal et réglementaire claire, pour 5 ans, qui ne change pas d’une année sur l’autre et permettre le financement initial grâce à une banque publique d’investissement. Il y a candidat qui propose cela pour qui l’écologie, le social, le pouvoir d’achat, la lutte contre le chômage est une même politique c’est François Hollande.
Voilà ce que je voulais partager avec vous. Ce souhait de ma génération de redresser notre pays, de participer à la réindustrialisation de notre pays, de participer au tournant social et environnemental de la construction européenne loin des dogmes néolibéraux de l’austérité, de l’équilibre budgétaire et des privatisations.
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Chers amis mettons nous en mouvement pour donner corps au changement.
Ne lâchez rien car la droite va nous rouer de coups dans les heures qui viennent. Ne retenez aucun coup contre la droite car elle a roué de coup les jeunes, les ouvriers et les salariés. Soyez fiers d’être la gauche, d’être le camp du progrès quand eux ont toujours été des conservateurs.
En 1789 ils étaient contre abolition des privilèges
En 1848 contre la fin du travail des enfants
En 1936 contre les congés payés et contre les 40H
En 1981 contre la retraite à 60 ans, contre les 39H
En 1997 contre la CMU, contre le PACS, contre les 35H, cette mesure qui a permis de faire reculer le chômage comme jamais personne ne l’avait fait ces 30 dernières années.
C’est vous qui allez redresser la France.
La gauche elle est plus forte, plus riche, plus puissante que nous l’avons été il y a dix ans.
La victoire de François Hollande ne tient qu’à nous, ce sera la victoire de toute la gauche, celle qui depuis 10 ans créée et résiste. La gauche qui va gagner le 6 mai, c’est celle des baptêmes républicains d’RESF, celle du renouveau féministe avec OLF, celle qui n’a rien lachée contre Hadopi et la Lopssi, celle qui se bat pour le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, celle qui a porté le référendum sur l’avenir de la Poste, celle qui se rend à vélo à Paris pour sauver des maternités, celle des faucheurs OGM et celle qui crée des AMAP.
La gauche cela a toujours été prendre le pouvoir, pour le rendre au peuple.
Nous sommes la gauche du partage des richesses et du pouvoir.
Nous sommes la gauche féministe et écologiste
Et nous allons prendre les pouvoirs et ils vont devoir s’y habituer car oui cela va changer.
Nous n’arrêterons pas.
Nous n’arrêterons pas tant que l’égalité salariale ne sera pas une réalité, que nous n’aurons pas mis fin aux violences faites aux femmes et que plus aucune jeune femme n’aura besoin d’aller en Espagne ou en Belgique pour se faire avorter.
Nous n’arrêterons pas tant que des jeunes en formation continueront d’arrêter leurs études faute de moyens financiers et que l’échec à l’université sera dû au salariat étudiant.
Nous n’arrêterons pas tant que le mariage ne sera pas reconnu pour tous et que nous aurons mis fin au contrôle au faciès.
Nous n’arrêterons pas tant que chaque salarié, chaque ouvrier, aura un salaire décent qui permettre de payer les soins à sa famille et de partir avec elle en vacances et pour cela les augmentations du SMIC ce sera tous les ans.
Nous n’arrêterons pas tant que des femmes et des hommes viendront s’échouer sur nos plages, que des millions d’enfants continueront de mourir par manque d’eau potable.
Nous n’arrêterons pas car la gauche n’a jamais considéré les inégalités et les injustices comme une fatalité, un état de fait que l’on ne pouvait pas transformer.
La Génération Changement sera une gauche de transformation sociale.
Allons chercher la victoire qui permettra de conquérir toutes les autres.
Rien ne nous arrêtera si nous le voulons,
Rien ne nous arrêtera si nous nous engageons.
Ne laissez personne décider à votre place. Le 22 avril chaque jeune de France, chaque ouvrier, chaque salarié, chaque précaire ou retraité à faible pension a autant d’importance dans l’isoloir que Madame Bettencourt que le patron de Total, et dans l’urne chaque citoyen pèse autant qu’un autre quelque soit sa place, son âge, son quartier. C’est cela la force, la vigueur, la beauté de la démocratie.
Chers amis soyez à la hauteur de vos rêves et de vos espérances. Génération changement en avant, vous avez rendez vous avec l’histoire et cela commence ce dimanche. Le changement c’est maintenant, François Président.





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